SCENE I NÉRON, BURRHUS
BURRHDS.
Pallas obéira, seigneur.
NÉRON
Et de quel œil Ma mère a-t-elle vu confondre son orgueil?
BURRHUS
Ne doutez point, seigneur, que ce coup ne la frappe, Qu'en reproches bientôt sa douleur ne s'échappe. Ses transports dès longtemps commencent d'éciater : A d'inutiles cris puissent-ils s'arrêter !
NÉRON
Quoi ! de quelque dessein la croyez-vous capable ?
BURRHUS
Agrippine, seigneur, est toujours redoutable. Rome et tous vos soldats révèrent ses aïeux; Germanicus son père est présent à leurs yeux. Elle sait son pouvoir; vous savez son courage : Et ce qui me la fait redouter davantage , C'est que vous appuyez vous-même son courroux , Et que vous lui donnez des armes contre vous.
NÉRON
Moi, Burrhus?
BURRHUS
Cet amour, seigneur, qui vous possède...
1 Racine a supprimé ici, par le conseil de Boileau, une scène entre Burrhus et Narcisse. « Vous indisposerez les spectateurs, dit le critique à son ami , en leur