SCÈNE VI AGRIPPINE, NÉRON, BCRRHUS, NARCISSE
NÉRON , voyant Agripi)ine.
Dieux * !
AGRIPPINE
Arrêtez, Néron; j'ai deux mots à vous dire. Britannicus est mort : je reconnais les coups, .le connais l'assassin.
NÉRON
Et qui , Madame ?
AGRIPPINE
Vous.
NÉRON
Moi! voilà les soupçons dont vous êtes capable. Il n'est point de malheur dont je ne sois coupable ; Et si l'on veut. Madame, écouter vos discours, Ma main de Claude même aura tranché les jours ^
1 Dansce récit, qu'il emprunte encore à Tacite (Ann. XII. xvi;. Racine lutte avec avantage contre son modèle.
- Ici Néron ne parait plus tel qu il était dans les scènes précédentes; ce n'est pas qu'il soit changé, mais il cesse de se déi-uiser. L. Racine y
3 Personne ne sait mieux que lui que c'est Agrippine qui a fait périr Claude; et c'est Néron qui reproche a sa mère un crime con mis pour luil (L."