Oeuvres choisies de Jean Lahor
La mort soudaine de Jean Lahor a fait de ce livre, dont il avait pu corriger presque toutes les épreuves, un livre posthume. Rien n'a été changé à sa composition. Il paraît donc tel que le poète l'avait préparé, mais avec la consécration que la mort donne aux paroles suprêmes. Ces paroles suprêmes, on les trouvera reproduites, presque en entier, dans les Notes et Fragments biographiques. Elles sont, au sens strict du terme, le testament de sa pensée, et le dernier mot d'un mourant sur le sens de la vie.
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Le très noble poète, le penseur original qiû est Jean Lahor est depuis longtemps connu du public artiste et lettré. Les réimpressions de /'Illusion, toujours remaniées par le scrupuleux écrivain, font de chaque édition de ce volume, dont V édition originale remonte (i 34 ans (1875) une œuvre en un sens nouvelle. A trente-cinq ans, le poète avait donc produit son chef-d'œuvre, et un chef-d'œuvre dans lequel il ne s est pas enseveli, quoiqu'il fait perfectionné sans relâche. Le poème de /'Illusion avait été précédé et comme annoncé par plusieurs volumes de vers et de prose : Melancholia (1868), le Livre du Néant (1872). Il fut suivi d'autres poèmes et d'autres ouvrages en prose : Le Cantique des Cantiques (1885), une très belle et très émouvante Histoire de la Littérature Hindoue (1888), les Quatrains d'Al-Ghazali (i8q6), la Gloire du Néant {reprise et refonte