‹ Œuvres choisies de Jean LahorChapitre 32 sur 85 · LES HARPES DE DAVID · texte numérisé non relu

LES HARPES DE DAVID

La nuit se déroulait, splendide et pacifique ; Xous écoutions chanter les vagues de la mer, Et nos cœurs éperdus tremblaient dans la musique : Les harpes de David semblaient pleurer dans l'air.

La lune montait pâle, et je faisais un rêve : Je revais qu'elle aussi chantait pour m 'apaiser, E: que les flots aimants ne venaient sur la grève Que pour mourir sur tes pieds purs et les baiser ;

Que nous étions tous deux seuls dans ce vaste monde. Que j'étais autrefois sombre, errant, égaré, Mais que des harpes d'or en cette nuit piofonde M'avaient fait sangloter d'amour et délivré :

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