‹ Œuvres choisies de Jean RacineChapitre 68 sur 159 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Gluç Yois-jel Est-ce Hermionel Et que viens-je d'entendre 1 f Pour qui coule le sang que je riens de répandre 1 Je suis, si je l'en crois, un traître, un assaissin.

Est-ce Pyrrhus qui meurt 1 Et suis-je Orestc, enfin 1 #

Gtuoi ! J'étouffe en mon cœur la raison qui m'éclaire ; l

J'assassine à regret un roi que je révère ; S

Je viole en un jour les droits des souverains, ^

Ceux des ambassadeurs, et tous ceux des humains ^ 7

Ceux même des autels, où ma fureur l'assiège ; ^ Je deviens parricide, assassin, sacrilège : « *

Pour qui 1 Pour une ingrate à qui je le promets, )

Glui même, s'il ne meurt, ne me verra jamais, «

Dont j'épouse la rage. Et quand je l'ai servie, »

Elle me redemande et son sang et sa vie ! #

Elle l'aime, et je sais un monstre furieux I )

Je la vois pour jamais s'éloigner de mes yeux ; .

Et l'ingrate, en fuyant, me laisse pour salaire * Tous les noms odieux que j'ai pris pour lui plaire*

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