‹ Œuvres choisies de Jules SandeauChapitre 101 sur 124 · BERNARD, DESTOURNELLES, HÉLÈNE · texte numérisé non relu

BERNARD, DESTOURNELLES, HÉLÈNE

Hélène, entrant par la porte de droite. Je suis prête, et si mon chevalier veut me donner son bras. . .

•q u 'à cela ne ri e n n e = als dat ailes is ; vertudieu = verduiveld

Oh ! Mademoiselle, votre chevalier ... je vous le dénonce : il médite une félonie.

BERNARD

Monsieur . . . pas un mot . . .

HÉLÈNE

Une félonie ! . . . monsieur Bernard ?

DESTOURNELLES

Oui, Mademoiselle, une félonie . . . Jugez vous-même : il veut . . .

BERNARD

Je vous défends . . .

HÉLÈNE

Qu'est-ce donc?

BERNARD

Rien, Mademoiselle, rien . . . une plaisanterie de monsieur l'avocat.

HÉLÈNE

Mais encore?

DESTOURNELLES

Il veut partir ... il se dispose à vous quitter.

HÉLÈNE

Nous quitter ! . . . Ce n'est pas possible . . . pour quelles raisons ?

DESTOURNELLES

Oh! pour des raisons.. . que je vous dirais mal, mais que monsieur vous expliquera, pour peu que vous l'en pressiez.

HÉLÈNE

Vous voulez nous quitter, monsieur Bernard?

DESTOURNELLES

Il y est résolu, et je ne sais au monde qu'une seule personne qui puisse l'en empêcher.

HÉLÈNE

Cette personne ? . . .

félonie = trouweloosheid

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