‹ Œuvres choisies de Jules SandeauChapitre 123 sur 124 · ACTE IV, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IX

RAOUL

Oui, ma mère, oui, embrassez votre fille.

bernard, à part.

Ah ! tout est perdu.

la baronne.

Chère Hélène ! . . . {Triomphante, bas au Marquis.) Eh bien ! mon vieil ami, était-il si facile de briser des liens aussi sacrés ? le marquis.

Madame!... (A part.) Que la peste l'étouffé, elle et son fils.

HÉLÈNE

Par pitié, monsieur de Vaubert, ne restons pas ici.

LA BARONNE

Venez, nobles enfants. (Ils font tin pas pour sortir.)

bestournelles, s' 'avançant.

Eh! non, Madame; demeurez. Vous voyez un homme sans fortune, il n'a plus rien que son épée.

LE MARQUIS

Qu'est-ce que cela signifie?

DESTOURNELLES

Cela signifie que ce matin, quand j'allais chez maître Durousseau pour vous rendre à tous la vue ou la raison, ce brave garçon allait chez un notaire légaliser sa ruine et signer l'abandon de ses droits.

HÉLÈNE

Refusez, mon père, refusez.

Refuser! . . . Est-ce que vous le pouvez maintenant? Vous avez accepté la donation du père. Personne au monde ne peut empêcher Bernard de ratifier ce que son père a fait. Après cela, monsieur le marquis, si la possession de ce château embarrasse votre délicatesse, le domaine public

qne la pe s te l' é t o u f f e de duivel haie; r a t i f i e r = bekrnchtigen ; embarrasse votre délicatesse uwe lichtgevoeligheid k*

s'en arrangera volontiers. Quant à moi, je sors d'ici pour n'y rentrer jamais; mais je ne partirai pas sans avoir soulagé mon cœur, sans vous avoir dit, madame la baronne, que si vous l'emportez, c'est en faisant votre malheur à tous: celui de monsieur le marquis, séparé pour jamais d'un compagnon qu'il aimait déjà comme son fils...

LE MARQUIS

C'est vrai.

DESTOUENELLES.

Celui de vos enfants, que vous condamnez à des regrets éternels . . .

raoul, regardant Hélène, qui tressaille.

Des regrets ! . . .

DESTOURNELLES

Le vôtre, enfin ; oui, Madame, le vôtre, car, sachez-le bien, vous n'aurez pas impunément désuni deux cœurs qui s'aiment pour river l'un à l'autre deux cœurs qui ne s'aiment pas. Et maintenant que j'ai tout dit, partons, monsieur Bernard. raoul V arrêtant du geste.

Que voulez-vous dire? Non pas, Monsieur, expliquez-vous.

DESTOURNELLES

Monsieur . . . observez ces deux jeunes gens : leur silence vous apprendra peut-être ce que vous ne devinez pas.

RAOUL

Il serait possible ! . . . (Il se retourne vers Hélène, -et après un silence, V interrogeant du geste et du regard.) Hélène ? ... hélène, les yeux baissés.

Monsieur de Vaubert, je ne reviens pas sur ma parole, voici ma main.

RAOUL

Bien! (Avec effort.) La vôtre, monsieur Bernard.

s'en arrangera volontiers = zal liot gretig aanvaarden ; r i v e r = vast te klinkeu

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