‹ Œuvres choisies de Jules SandeauChapitre 45 sur 124 · VERDELET, ANTOINETTE, POIRIER · texte numérisé non relu

VERDELET, ANTOINETTE, POIRIER

Antoinette est assise entre Verdelet et Poirier.

VERDELET

Je te dis que tu l'aimes encore.

POIRIER

Et moi, je te dis que tu le hais.

VERDELET

Mais non, Poirier . . .

Mais si !.. . Ce qui s'est passé hier ne te suffit pas ? Tu voudrais que ce vaurien m'enlevât ma fille à présent?

VERDELET

Je voudrais que l'existence d'Antoinette ne fût pas à jamais perdue, et, à la façon dont tu t'y prends . . .

POIRIER

Je m'y prends comme il me plait, Verdelet . . . Ça t'est facile de faire le bon apôtre, tu n'es pas à couteaux tirés avec le marquis, toi ! Une fois qu'il aurait emmené sa femme, tu serais toujours fourré chez elle, et, pendant ce temps, je vivrais dans mon trou, seul, comme un chathuant . . . voilà ton rêve ! Oh !

tu n'es pas à couteaux tirés = je bent niet op gespannen voet ;

<■ b a t li u a n t = katuil

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