ACTE TROISIÈME
VERDELET
Pense à cette femme que tu vas perdre à jamais . . .
ANTOINETTE
A-t-elle eu pitié de moi? . . . Mon père, donnez-moi cette lettre. Ce n'est pas votre fille qui vous la demande, c'est la marquise de Presles outragée.
POIRIER
La voilà . . . Mais puisqu'il prendrait une occupation . . .
ANTOINETTE
Donnez. (Au marquis.) Je tiens ma vengeance, monsieur, elle ne saurait m'échapper. Vous aviez engagé votre honneur pour sauver votre maîtresse, je le dégage et vous le rends. Elle déchire la lettre et la jette au feu.
POIRIER
Eh bien, qu'est-ce qu'elle fait?
Mon devoir!
Brave enfant !
Noble cœur !
VERDELET
LE DUC
GASTON
Oh! madame, comment vous exprimer?... Orgueilleux que j'étais! je croyais in 'être mésallié . . . vous portez mon nom mieux que moi ! Ce ne sera pas trop de toute ma vie pour réparer le mal que j'ai fait.
ANTOINETTE
Je suis veuve, monsieur.
Elle prend le bras de Verdelet pour sortir.