‹ Œuvres choisies de Jules SandeauChapitre 47 sur 124 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

verdelet, bas, à Antoinette.

Sois tranquille.

POIRIER

Oui, oui. La bande noire a bon nez, et j'espère qu'avant un mois, ce vestige de la féodalité ne souillera plus le sol d'un peuple libre. Sur son emplacement, on plantera des betteraves; avec ses matériaux, on bâtira des chaumières pour l'homme utile, pour le laboureur, pour le vigneron; le parc de ses pères, on le rasera, on le sciera en petits morceaux, on le brûlera dans la cheminée des bons bourgeois qui ont gagné de quoi acheter du bois. J'en ferai venir quelques stères pour ma consommation personnelle.

ANTOINETTE

Mais il croira que c'est une vengeance . . .

POIRIER

Il aura raison.

ANTOINETTE

Il croira que c'est moi . . .

verdelet, bas, à Antoinette.

Sois donc tranquille, mon enfant.

Je vais voir si les affiches sont prêtes, des affiches énormes dont nous couvrirons les murs de Paris. — .A vendre, le château de Presles!"

VERDELET

Il est peut-être déjà vendu.

POIRIER

Depuis hier soir? Allons donc! je vais chez l'imprimeur.

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