‹ Œuvres choisies de Jules SandeauChapitre 48 sur 124 · SCÈNE IL VERDELET, ANTOINETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE IL VERDELET, ANTOINETTE

VERDELET

Ton père est absurde! si on le laissait faire, il ren-

La bande noire = de schacheraars ; féodalit é = leenstelsel : r as e r a = zal sloopen

drait tout rapprochement impossible entre ton mari et toi.

ANTOINETTE

Qu'espères-tu donc, mon pauvre Tony ? Mon amour est tombé de trop haut pour pouvoir se relever jamais. Tune sais pas ce que M. de Presles était pour moi . . .

VERDELET

Mais si, mais si, je le sais.

ANTOINETTE

Ce n'était pas seulement un mari, c'était un maître dont j'aurais été fière d'être la servante. Je ne l'aimais pas seulement, je l'admirais comme un représentant d'un autre âge. Ah! Tony, quel réveil!

un domestique, entrant.

M. le marquis demande si madame peut le recevoir?

ANTOINETTE

Non.

VERDELET

Reçois-le, mon enfant. (Au domestique.) M. le marquis peut entrer. Le domestique sort.

ANTOINETTE

A quoi bon? Le marquis entre.

GASTON

Rassurez-vous, madame, vous n'aurez pas longtemps l'ennui de ma présence. Vous l'avez dit hier, vous êtes veuve, et je suis trop coupable pour ne pas sentir que votre arrêt est irrévocable. Je viens vous dire adieu.

VERDELET

Comment, monsieur?

GASTON

Oui, monsieur, je prends le seul parti honorable qui me reste, et vous êtes homme à le comprendre.

VERDELET

Mais, monsieur . . .

GASTON

Je vous entends ... Ne craignez rien de l'avenir et ras-

irrévocable = onherroepelijk

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