‹ Œuvres choisies de Jules SandeauChapitre 97 sur 124 · DESTOURNELLES, BERNARD · texte numérisé non relu

DESTOURNELLES, BERNARD

DESTOURNELLES

A nous deux maintenant, monsieur Bernard ... Ah ! l'on

blaireau = das

chasse ... ah ! l'on festine ... ah ! l'on soupire ici. Place au trouble-fête . . . Voici le seigneur Rabat-joie.

BEBNABD.

Nous voilà seuls, Monsieur ; vous avez désiré me parler, je vous écoute... Vous venez sans doute m'entretenir de mes droits?

DESTOUBNELLES.

Nullement. Vos droits sont incontestables, je vous l'ai dit : je n'aime pas à me répéter.

BERNARD

Eh bien ! alors . . .

DESTOUBNELLES.

Je ne suis venu que pour connaître vos intentions.

BERNARD

Mes intentions ? . . .

DESTODRNELLES.

Il m'est permis de les ignorer, puisque vous avez laissé toutes mes lettres sans réponse ; et comme, en vertu des pleins pouvoirs que vous m'avez donnés, et qui sont encore entre mes mains . . .

BEBNABD.

J'espère, Monsieur, que vous n'avez rien fait sans me consulter ?

DESTOUBNELLES.

Je vous consulte... Que dois-je faire?

BEBNABD.

Rien.

DESTOUBNELLES.

Ainsi, vous renoncez ? . . .

BEBNABD.

Je ne m'explique pas là-dessus ... Je verrai, j'aviserai . . . Nous en reparlerons, rien ne presse.

DESTOUBNELLES.

En effet, de quoi s'agit-il ? : . . de venger votre père . . . Les morts peuvent attendre.

eu vertu des pleins pouvoirs = krachtens de volmacht ; j'aviserai = ik zal mij bedenken

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