‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 32 sur 74 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

Les touchantes langueurs , et les craintes mortelles ; Que je paraisse heureux d'expirer en l'aimant ! La beauté n'eut jamais des rigueurs éternelles. Eglé , la fière Eglé , peut-être en ce moment. D'un regard enchanteur consolera ma flamme ; Et la douce amitié se glissant dans son âme. Par de tendres baisers calmera mon tourment. Je devrai ses faveurs à ton heureux mensonge; Ses transports dureront autant que son sommeil ; Et peut-être, ô bonheur! peut-être le réveil Sera fidèle encore aux promesses du songe.

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