‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 63 sur 74 · SUR LA MORT DE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DE VOLTAIRE

O Parnasse! frémis de douleur et d'effroi! Pleurez, Muses! brisez vos lyres immortelles; Toi, dont il fatigua les cent voix et les ailes. Dis que Voltaire est mort, pleure, et repose-toi

XXIY.

Si ta prétends avoir un jour ta niche Dans ce beau temple où sont quarante élus. Et d'un portrait guindé vers la corniche Charmer les sots quand tu ne seras plus, Jà n'est besoin de chef-d'œuvre bien ample. Mais de flatter le sacristain du temple; Puis ce monsieur t'ouvrira le guichet ; Puis de lauriers tu feras grande chère; Puis immortel seras, comme Porchère, Boyer, Cotin, et La Harpe et Danchet.

ao6 EPIGRAMMES,

Sur le fameux 'baiser de Marguerite d'Écosset dauphine.

Malgré l'éclat des grandeurs souveraines. Qu'avais encor de grâces embelli, Fille des rois, dans la foule des reines, Tonlos serait voilé d'un noir oubli; Si de la gloire un ravon étincelle En ta faveur, c'est qu'as su t'aviser.

Voyant Alain dans ta cour reposer.

De lui donner, dauphine chaste et belle. Pour son génie un amoureux baiser; Et ce baiser te rend seul immortelle!

Sur une Brochure intitulée : Esprit de l'abbé de La Porte , pwbiiée après sa mort.

De feu La Porte en ce livret, L'esprit, oui, l'esprit se rérèle; C'en est la première nouvelle.

Tant le bon abbé fut discret.

EPTGRAMMES.

XXYII.

De La Porte admirez le sort !

L'esprit lui vint après la mort.

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