LIVRE X. l
ment le po(^e; et^ pour, dérober PicdRi^aux distractions de !^ri& , je l'engageai à venir travailler près de moi dans ma maisc^ de campa^ae ;, car j'en avais acquis • unQ très-agréable , oi\, nous vivions réunis en ÊunîUe dans, la belle saison. Eu y arrivant, il se mit à l'ouvrage ; el;^ lorsqu'il l'eut achevé, l'actrice qui devait jouer le rôlç (fe Didon , Saii^^Huberti , fut invitée à^ v^enir dîner avec nous. Elle ct^anta son rôle d^jim bout; à l'autre à livre ouvert, et l'eKpriinsbsi bien q«ie je crus lâ voir au théâtre. , •
Elle allait faire un voysïge * en Provence :. elle voulut y emporter son* rôle. pour Tétudier c^min faisant , et pendant son absence on s^occupa des répétitions. Ce fut 4aijis ce -temps-là x|ue j'essuyai cette :malâdie qui me mit au^bofd du tom^ beaif . Quand vint le ^Qdoment de me rendre à Fontainebleau „ je n'étais pas encore bien rétabli^ et ma ^ femme 9 inquiète sur.ocia convalescence, voulut m'^cco^pagner.
Ce fut là qii^en dînant cb6s& madame de Beauva;u , mom entendîmes. pàrler> pour ^ pre^ mière fo;s , des vues qu'on avait* sur moi. poûir cette place de secrétftice de l'Àcâdéaiie, que d'Alembert" avait rendue' si, difiâcile à remplir après lui. '
Cette ' difficulté , dorft l'homme le plus vaïiï aurait pu étte intimidé , n'était pas la seule qui*me retînt. La place demandait une 'assiduité dbnt je me crbyak . incapable : c'était donc bien
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sîncirement que je me refusais à rhoimeur qu'on voulait me faire ; mais on m'opposa de$ motifs auxquek je crus devoir me rendre, et il fut décidé, que je serais du nombre des aspirants à cette place : seulement je me réservai de ne pas là solliciter.
La circonstance m'était £sivorable pour les suffrages de la COUP. Le succès de Didon y fut complet ; et ^ aux éloges que l'on donnait à la musique de Piccini , on mélak aussi quelques mots de louange pour J'auteur du poème. « C'est le seul opéra, disait le rot, qui m'ait intéressé. » Il lé redemanda deux fois.
Ce succès me fut très-sensible ; ma femme en jouissait , et c'était là pour moj Tobjet le plus intéressant. Le voys^e eut pour elle up agrément inexprimable. Les promenades dans la foret, les rendez- vous de chasse , les courses de chevaux , les parties de plaisir à Tomeri , où k dîner l'on nous donnait de somptueuses matelottes, et pour fruits d'excellents, raisins ; tous les jours de spectacle , des places dans la loge dé madame d'Angiviller, dont la maison était la nôtre, et qui, à l*envi de son époux, mettait une grâce touchante à nous attirer l'attention de la nombreuse et bonne compagnie qui sans cesse abondait chez elle; enfin tous les plaisirs que pouvait réunir une cour jeune et magnifique , et tout ce qui personnellement pouvait témoigner à ma. femme quelle était estimée et chérie dans la société qui