SCÈNE IL M. DE LERCOUR
Il y a huit jours que je n'ai pu joindre Alfred : c'est ce M. de Balzac, et sa sœur, cette jeune veuve, plus folle encore qu'elle n'est jolie... qui , depuis
qu'ils sont venus loger dans cetle maison , l'entraînent a mille extravagances ; et mon neveu , jeune, sans expérience, impétueux, la tète ardente , livré tour à-tour aux s ^ductions de l'amour et de l'amitié, renchérit encore sur toutes les folies qu'ils lui conseillent. Mais mon frère ! le père d'Alfred , qui , depuis vingt ans, occupait dans la colonie un poste honorable , combien il est afflige' des égarcmens de mon neveu! Sa tendresse pour un fils qu'il n'a pas vu depuis son enfance l'a décidé à venir surveiller lui-même sa conduite... Il est arrivé d'hier soir, et m'a bien recommandé le secret... Mais enfin , voici mon cher neveu.