SCÈNE VIL
LES PRÉCÉDENS, CLAVICO , STICOTTI.
( Clavico et Sticotti entrent avec précaution ; Beaumarchais et Merville sont assis dans un coin et teignent de lire 1 ouvrage qu'on a dit être de Clavico.)
CLAVICO, bas.
Suis-moi... le jour commence ; nous ne renconl rerons personne.
STICOTTI.
J'avais cru entrevoir Germain.
CLAVICO.
L'obscurité qui règne encore, l'aura empêché de nous apercevoir ; d'ailleurs il s'est éloigné : à présent cherchons dans ce bureau , les papiers qui me sont nécessaires... (il ouvre le tiroir.) ( A part. )
et fuyons un lieu où tout me reproche ma conduite et mon ingratitude.
BEAUMARCHAIS, bas à Merville.
J'ai tressailli de fureur dans le premier instant, je suis sûr à présent de moi.
CLWICO , tirant des papiers du bureau.
Les voici... cours les porter... Mais, Sticotti , nous ne sommes pas seuls! . . . Qui sont ces étrangers ?
STICOTTI.
Ce sont des Français!... Si matin dans ces lieux!., quel motif a pu ?... Ils lisent avec attention , et ne nous ont point entendus; sortons. . .
CLWICO, revenant.
Non, je veux m'informer d'eux pourquoi... Va toujours remettre à Laurence ces papiers qu'elle désire ; parle-lui de mon attachement, de mareconnaissance : cette femme peut m'être utile , ménageons son cre'dit ; va donc, et souviens- toi que ta fortune, ton bonheur, dépendent à présent de ta fidélité et de mon élévation.
STICOTTI.
Je le sais, (A part.) et je n'ai garde de l'oublier. ( Il sort. )