‹ Œuvres choisies de MercierChapitre 102 sur 272 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

M. JULLEFORT, àpart.

Pas un se^Lil héritage, quelle famille! où allais-je me fourrer! (Haut.) Mademoiselle, je vous aime trop pour n'être pas touché de cet accident.... cette maudite faillite... ne sentez- vous pas tout le malheur de deux personnes qui s'unissent pour la vie, et dont l'une... mais comment ! vous êtes bien sûre qu'on ne remettrait pas à monsieur votre père une partie de ses fonds? Quatre-vingt pour cent, par exemple?... c'est l'usage.

MADEMOISELLE DELOMER.

Monsieur, il rejetterait un tel projet; il ne veut point de grâce, il ne veut rien faire, perdre à personne.

M. JULLEFORT.

Tant pis, mademoiselle : tout cela dérange furieusement, comme vous pouvez bien penser el, tenez,

d^ailleurs je doute fort que vous m'aimiez grandement... je ne sais pas épouser une jeune personne aussi intéressante que vous, du consentement seul de son père... j'aurais sans cesse à me reprocher de ne vous tenir que de sa main... je ne veux point vous rendre malheureuse, vous le seriez peut-être avec moi.... le vrai parti en pareil cas serait...

MADEMOISELLE DELOMEK.

De vous retirer, monsieur.

M. JULLEFORT.

Oui, oui, mademoiselle, je vou? obéis... je vais... je vous salue '.

I. Ce Julleforta peut-cire trop de crédulité el trop peu de finesse : trop

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