ACTE I, SCENE III
trop bon, croyez-moi; elle sera trop heureuse d'y venir d'elle - même ; fiez - vous en à mon expérience. (Haut à Charlotte.) Vous dircz à votfc frère qu'il faut enfin me payer aujourd'hui, et chercher un autre gîte, s'il ne veut pas que mon huissier lui enlève le reste de ses meubles... plus de quartier d'abord.
CHARLOTTE, quitte son ouvrage et court à lui en suppliant.
Monsieur, monsieur, de grâce un peu de temps encore, un peu de temps; vous n'y perdrez rien.
M. DU WOIB.
Je suis sourd, je suis sourd Si je pouvais payer
les trois vingtièmes, les quatre sous pour livre, le rachat des boues et lanternes, le logement des soldats, les réparations, et cœteruy avec des paroles, à la bonne heure; mais tous les secrets de mon art ne m'ont point appris à esquiver ces maudits paiemens.
( Il va pour sortir. ) CHARLOTTE.
Monsieur, je voudrais ne vous dire qu'un mot, un seul mot; je vous supplie, écoutez-moi.
FÉLIX
Ah! pour un mot, restons.
CHARLOTTE, àM. duNoir.
Je, voudrais bien vous parler à vous seul.
M. DU NOIR
A moi seul ! et quoi me dire ?
FÉLIX
Il faut l'écouter, M. du Noir: vous me rejoindrez; je seraîi à l'office... Je vais m'y chauffer.
( Il sort. )