‹ Œuvres choisies de MercierChapitre 141 sur 272 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

M. DORTIGNI, MADAME DORTIGNI, MULSON.

MULSON, àpart.

En croirai-je mes yeux? Dourville à Paris!

DORTIGNI, àpart.

Mes recommandations seraient, ma foi, bien pla-

I . Celte scène est parfaite, et pleine d^idées fortes, de traits de caractère. Il n'y en a pas de meilleure au théâtre. Elle offre un genre de comique tout particulier et qui réunit Tagréable à Tutile. Mercier réussissait bien dans toutes les situations dramatiques où il pouvait attaquer des vices, et surtout celui de la dureté de cœur, le plus odieux de tous; et il justifie ici, par l'exemple, la doctrine qu'il a développée dans sou Essai sur l'art dramatique , où il dit : « Toute comédie qui ne corrige pas le vice, est une mé~ «c chante comédie , sans qu'on puisse l'appeler mauvaise, »

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