‹ Œuvres choisies de MercierChapitre 144 sur 272 · ACTE I, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VIII

imaginer des singularités, à causer des surprises; de plus, libéral, même magnifique.

DORTIGNI.

Libéral ! magnifiqtie ! vous entendez , madame ?

MULSON.

S'il vous a joué le tour plaisant de venir vous emprunter de l'argent sous un habit usé, vous lui en aurez donné, et cela se sera terminé de part et d'autre par de grands éclats de rire.

DORTIGNI.

Mais... je l'ai reçu un peu froidement.

MULSOW.

J'en suis fâché: il est sensible aux bons, comme aux mauvais procédés.

MADAME DORTIGNI.

Mon mari avait des affaires en tête.

MULSON.

C'est un homme excellent pour ceux qu'il aime ; mais aussi, pour ceux qu'il n'aime pas...

MADAME DORTIGNI, à part.

Chaque mot me déchire l'âme !

J>ORTIGWI.

M. Mulson, il faut ne vous rien déguiser; nous ne lui avons pas fait l'accueil qu'il méritait sans doute...

MULSON.

Mais, à votre âge, est-ce qu'on ne devine pas un homme opulent? Mais quelque chose parle.... Il est bien étonnant...

a48 LHABITANT DE LA GUADELOUPE.

MADAME DORTIGiri.

De grâce, hâtez-vous de nous réconcilier avec lui... Si vous saviez combien cela est important !

MULSOir.

D'abord je le verrai pour affaires, puisqu'il est à Paris. (AM. DortigDi.) Et notre revirement de partie, Monsieur?

DORTIGiri.

Nous en parlerons une autre fois, s'il vous plaît.

MULSOTT.

Mais il faudrait vous décider.... Je reviendrai ce soir... Adieu, madame. Je verrai Dourville. Je suis bien votre très humble serviteur.

( Il sort. )

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