‹ Œuvres choisies de MercierChapitre 150 sur 272 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MADAME MILVILLE, VANGLENNE.

(Ils s'asseyent.) VAITGLENNE.

Je vois, madame, que vous ne me reconnaissez pas.

M.A.DAME MILVILLE.

Je ne crois pas vous avoir jamais vu, monsieur:

VANGLENNE.

Vous m'avez vu, madame; mais vous étiez bien jeune alors. Vous n'aviez que dix ans; et ce n'est pas à cet âge que l'on retient des traits qui doivent changer avec le temps, surtout quand le malheur les a beaucoup attérés. Ne vous souvenez-vous plus d'avoir eu un cousin nommé Vanglenne , qui passa en Amérique, il y a environ vingt ans?

MADAME MILVILLE, Tivement.

Oui, monsieur, je m'en souviens très bien. Mais ce parent... depuis on nous l'avait dit mort.

VANGLENNE.

On s'était arrangé pour cela dans la famille , avant que vous eussiez l'âge de raison. Vous voyez ce cousin , cet infortuné... il est devant vos yeux.

MADAME MILVILLE.

Vous, monsieur!... vous seriez?...

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