‹ Œuvres choisies de MercierChapitre 158 sur 272 · ACTE II, SCENE VIIL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VIIL

votre âme, du soin de secourir les infortunés. Allez, cherchez-les, et amenez- les; ne craignez pas d'en trop rassembler autour de moi. Mon hôtel est prêt, venez l'embellir ; car le palais le plus superbe est un séjour triste sans l'amitié. Qu'elle y règne , qu'elle y dicte ses lois. C'est à vous de me consoler de ce que

j'ai perdu Je veux d'ailleurs que vous effaciez le

luxe dont s'enorgueillit votre belle-sœur. Vous le dédaignez, je le sais; mais elle aura la bassesse de sécher de dépit; car les petites âmes sont misérables en tout. Oui, mon aimable cousine, ce que j'ai est à vous. J'ai pris votre déjeuner, nous finirons la journée par souper ensemble.

MADAM£ MILVILLE.

Avant de sortir, cousin, reprenez votre portefeuille.

VANGLENKE, arec beaucoup d'expression, et lui prenant la main

respectueusement.

Je VOUS le laisse ; soyez - en dépositaire. Si vous

voulez me le rendre songez, songez bien que je

ne l'accepterai qu'à une seule condition (n lui baise

la main.) Adicu, aimable cousine.

, (U sort.)

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