ACTE III, SCENE IX
voyait pas là dessous... Laissez, laissez donc, M. Pirlon; vous êtes fait à peindre au moins!
PIRLON.
Ce n'est pas pour moi que je parle; mais j'ai toujours remarqué que la vertu se plaisait à habiter les corps les moins imparfaits ^ ( On entend frapper. ) Mon Dieu ! on frappe... Qu'est-ce?
LA FOREST
O ciel! c'est Molière...
PIRLON.
Molière !
LA FOREST
Il revient sur ses pas chercher quelque chose qu'il aura oublié.
PIRLON.
Il n'est donc point en prison ?
LA FOREST
Pas encore... Mais vous êtes un homme perdu, s'il vous rencontre ici, après tout ce que vous avez dit et fait contre lui; songez, songez bien...
PIRLON.
Que je m'enfuie par l'autre escalier.
LA FOREST
Ils l'ont fermé, je n'en avons pas la clef.
I. Dans Goldoni : Qui vit avec innocence ne devient pas bossu. Après cela il s'approche de La Forest, qu'il convoitait auparavant avec concupiscence, et il va entamer une scène pareille à celle de Tartufe et dTJmire, lorsque Ton entend frapper. Mercier aurait dû conserver ces détails , et même y ajouter.
PIRLOir, effrayé.
Oïl me fourrerai-je?
LA FOREST
Venez par ici , par ici.
PIRLON.
Quoi! dans ce bouge?...
LA FOREST
Allons vite, dépêchez.
PIRLON.
Et mon manteau, et mon chapeau?
LA FOREST
Vous n'en avez pas le temps... Je serrerons tout cela dans le coffre... Entrez donc ^.. (Elle le pousse.)