ACTE IV, SCÈNE I
LB CLERC
Monsieur, votre exemple m'en dit assez. Il serait à souhaiter que tout homme en place regardât son état comme vous regardez le vôtre.
LE IfOTÀlRE.
Paix, pai^! mon cher ami... Ne ps^rlons ici de per» sonne; marchons droit, et n'apercevons pas ceux qui s'écartent. Que ce qui n'est pas honnête soit absolument étranger même à notre pensée. (Hv^ dome9tiqu« apporte vmf lettre: de U pwrt de M. de Lys.) DonneZ. (U lil.) Il me
prie de n'être visible que pour lui seul ;, il me dit qu'il va venir avec son procureur,, pour çoncertqr.^^ Je sais de quoi il s'agit. Ce procureur et ce jeun^ homme... Nous ne nous accorderons point ensemble; et ces informations que j'ai fait faire... Quoi! on n'aurait reçu aucune nouvelle?
LE CLERC
Aucune, monsieur.
LE NOTAIRE
Au moins les Petites Affiches ne sont pas encore arrivées?
LE CLERC
Pas encore, monsieur.
LS NOTAIRE
Vous me les apporterez sur le champ... Cette affaire m^ttriste toutes les fois que j'y songe : c'est bien malheureux!... Ils souffrent peut-être la plus extrême misère, tandis qu'ils possèdei^t une fortune qu'ils ignorent, (ii soupire.) Ponnez-mioi ce çaçton n® 307; dp
ce côté.... Mettez-le là. (On dépose le carton sur le bureau. Ua petit clerc entre et apporte des grosses.) C'cSt Collatioiiné? boil...
Emportez ces papiers... Pour peu qu'on ait besoin de moi, avertissez-moi tout de suite, et ne faites attendre personne. Rien n'est plus cher à Paris que le temps... Le mien est consacré au public, et je me dois tout entier à son service.