JOE LYS
( Peiidgat re tetnpt il a \€a deux mniM sur son visaga. H est dans Tattilude d'un homme chez qui il se lait nne réyolutibn forcée et prompte. Il ouvre les bras ; et cachant tout d*an cotp sa tête dans le sein dn vieillard, il erie d*ane voix étouffée : )
Oui, j'ai un cœur, j'ai un cœur... je le sens... Mon oncle, je crois revoir en vous mon père. Je cède à vos vertus, tout me frappe malgré moi.
CHARLOTTE, volant à lui.
Mon frère!
JOSEPH
Mon cousin!
loo L'INDIGENT.
DE L Y S 9 embrassant Cliarlotte et Josepli.
J'ai été injuste, barbare, dénaturé, je ne le suis
plus; je ne le serai plus; je ne pourrai plus l'être
Je vous imiterai... Je vous aimerai...
L£ NOTAIRE, le serrant dans ses bras.
Bien, bien; il est de la famille; il est de votre sang; il est votre frère à tous.... Il est devenu digne de vous.
DE LYS
Me pardonnerez -vous? M'aimerez- vous encore? Êtes -vous satisfaits de mon repentir? (OnTembrassepour toute réponse.) J'éprouve uu Sentiment qui m'était inconnu. Voilà le premier vrai plaisir de ma vie; je l'ai senti dans vos embrassemens.
REMI
Sois toujours mon neveu : va , je n'ai point d'habits galonnés ; mais, sous cette bure grossière , ce cœur est tendre et tout à toi.
LE NOTAIRE, àdeLys.
N'est-il pas vrai que la respiration est maintenant , plus libre? Il y a beaucoup de gens qui ne savent pas le charme qu'il y a à être bien dégagé de là.
(De Lys emlM'asse le Notaire.) JOSEPH, à de Lys , montrant Charlotte.
J'étais son frère, et vous devenez le sien Vous
approuverez nos nœuds.
DE LYS
Oui ; que le partage soit fait; qu'on en dresse l'acte, et je vais le signer.