‹ Œuvres choisies de MercierChapitre 65 sur 272 · JOE LYS · texte numérisé non relu

JOE LYS

( Peiidgat re tetnpt il a \€a deux mniM sur son visaga. H est dans Tattilude d'un homme chez qui il se lait nne réyolutibn forcée et prompte. Il ouvre les bras ; et cachant tout d*an cotp sa tête dans le sein dn vieillard, il erie d*ane voix étouffée : )

Oui, j'ai un cœur, j'ai un cœur... je le sens... Mon oncle, je crois revoir en vous mon père. Je cède à vos vertus, tout me frappe malgré moi.

CHARLOTTE, volant à lui.

Mon frère!

JOSEPH

Mon cousin!

loo L'INDIGENT.

DE L Y S 9 embrassant Cliarlotte et Josepli.

J'ai été injuste, barbare, dénaturé, je ne le suis

plus; je ne le serai plus; je ne pourrai plus l'être

Je vous imiterai... Je vous aimerai...

L£ NOTAIRE, le serrant dans ses bras.

Bien, bien; il est de la famille; il est de votre sang; il est votre frère à tous.... Il est devenu digne de vous.

DE LYS

Me pardonnerez -vous? M'aimerez- vous encore? Êtes -vous satisfaits de mon repentir? (OnTembrassepour toute réponse.) J'éprouve uu Sentiment qui m'était inconnu. Voilà le premier vrai plaisir de ma vie; je l'ai senti dans vos embrassemens.

REMI

Sois toujours mon neveu : va , je n'ai point d'habits galonnés ; mais, sous cette bure grossière , ce cœur est tendre et tout à toi.

LE NOTAIRE, àdeLys.

N'est-il pas vrai que la respiration est maintenant , plus libre? Il y a beaucoup de gens qui ne savent pas le charme qu'il y a à être bien dégagé de là.

(De Lys emlM'asse le Notaire.) JOSEPH, à de Lys , montrant Charlotte.

J'étais son frère, et vous devenez le sien Vous

approuverez nos nœuds.

DE LYS

Oui ; que le partage soit fait; qu'on en dresse l'acte, et je vais le signer.

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