SCÈNE X 2o
Kaled.
Eh! mais... un domestique... Après tout, c'est un homme comme un autre.
Bon ! voilà de la morale à présent.
Kaled.
Et puis un valet fidèle, qui a un cœur sensible, qui travaille, qui laboure la terre, qui n'est pas gentilhomme... En conscience...
Hassan, donnant quelques sequins.
Allons, laissez-nous. Qu'attendez-vous? qu'estce que vous voulez?
Kaled.
Voisin, c'est que j'ai chez moi un pauvre malheureux; un brave homme, qui est au pain et à l'eau depuis trois ans; cela fend le cœur : cela s'appelle un baron allemand. Vous qui êtes si bon, vous devriez bien...
Hassan.
Je ne puis pas délivrer tout le monde.
Kaled A moitié perte.
Hassan.
Cela est impossible.
Kaled.
Quand je disois que cet homme-là me resteroit! Oh ! si jamais on m'y rattrape... Allons, homme
de loi, gentilhomme, rentrez là-dedans; allez vous coucher, il faut que je soupe.