Voûtez. — C'esl-à-dire penchés, portés sur elle
3. Le tige. — Ce substantif était alors souvent masculin. (Voir plus haut.)
4. Troijen. — Le poète veut dire qu'il fera de Marguerite un plus bel éloge, quand il publiera la Franciade, dont le héros Francus descendait d'Hector, et qu'il déclare l'ancêtre des rois de France.
tj. Orex. ores. — Siatnifio : en ce 7nomenl même.
ODES. — I. tiy
Pris d'une ardeur nompareille D'aller chez loy, pour chanter Geste ode, à fin d'enchanter Ton soin charmé par l'aureille'
A JEAN n'ACRAT^, SON PRECEPTEUR ET POETE ROYAL Ode Xin — Strophe
Le médecin de la peine,
C'est le plaisir qui ameine
Le repos avecque luy.
Et les odes qui nous flatent
Par leurs douceurs, qui abbatent
La mémoire de l'ennuy.
Le bain ne soulage pas
Si bien les corps qui sont las
Gomme la louange douce
Nous soulage, que du pouce
1. Aureille. — « DanS ces dernières strophes, Ronsard se donne pleine carrière et déploie toutes ses forces avec amour et reconnaissance; car, on le sait, l'Hospital l'avait protégé à son début et avait lancé une satire latine contre la cabale de cour. C'était donc une dette personnelle qu'acquittait le poëte, en même temps que c'était un chant de triomphe, un glorieux dithyrambe qu'il entonnait en l'honneur de la Pléiade. » (Sainte-Beuve.) — (Édit. P. Blanchemain, t. II, p, 97.)
2. D'Aurat. — Jean h'Auuat, dont le nom de famille, Disnemandi ou Disnemalin fut échangé par l'un de ses ancêtres contre ce surnom [Auratm] que lui valut, dit-on, la couleur de ses cheveux (voir aussi la biographie pour une autre explication), fut un de ceux qui ont le plus contribué à la renaissance des lettres au xvi" siècle. Maître de Ronsard, il fut, vers iS'i't, nommé principal du collège de Coqueret, rue des Sept-Voies En 1560, sa grande réputation dans les vers latins et les vers grecs lui valut le titre de poète du roi et de professeur au collège de France pour la langue grecque et la latine. On dit qu'il existe encore de ses descendants à Limoges. (Voir pour plus de détails sur Daurat la Bior/rapIne.JRon-
m (ii:lviies choisies ue honsard
A la lyre nous joignons *, Par qui les playes de l'ame (Lors qu'un desplaisir l'entame) Pour la guérir nous oignons.
Antistrophi'
Certes ma chanson sucrée, Qui les grands princes recrée, Te pourra bien dérider Après ta peine publique ^, Où la faconde s'applique Pour la jeunesse guider.
Le haut bruit de ton sçavoir Evidemment nous fait voir Que tu brises l'ignorance, Renommé parmy la France, Comme un oracle des dieux, Pour desnouer aux plus sages Les plus ennouez^ passages Des livres laborieux.
sard lui adressa aussi un sonnel (voir plus haut) et d'autres pièces de vers.
1. Joignons. — C'esl-i-dire : la louange que nous accompagnons delà lyre qui est mise en mouvement par le pouce.
2. Publique. — C'est-à-dire : après la peine que tu te donnes dans tes /'onctions publiques.
3. Ennouez. — Adjectif de la vieille langue sittnifiant : embrouillé, obscur. Disparu.
« Vien près de moy et sy me conte De quelz euvres ta Yeuli jouer, Et n'aiez paour de m'cnnnucr. >■
(Passion de N.-S., M;ist. II.) «< f>s choses ^oni ennouees enseml)le. » {Palsgrave, p. /|89.)
EpoJe
Tant d'ames ne courent pas Après Alcée* là bas, Quand hautement il accorde Les guerres dessus sa corde, Comme ta douce merveille Emmoncelle par milliers Un grand peuple d'escoliers Que tu tires par l'aureille-.
A JAN ANTOINE DE BAIF , TRKS-EXCELLENT TOETE Ode XJY - Stropfte
J'ay tousjours celé les fautes Dont mes amis sont tachez; J'ay tousjours teu leurs pèche/, Mais non pas leurs vertus hautes; Car moy qui suis le sonneur Et le courrier des louanges, Je ne porte aux gens étranges* Sinon la gloire et l'honneur
1. Alcée. — Poéto lyrique f,'ref, inveiitiMir du vers alcaï(jue, il florissait de 620 à o80 av. J.-G. 11 appartenait à une noble famille et fut mêlé aux événements qui chancrèrent plusieurs fois le sort de Mitylène, sa patrie, dans lile de Lesbos. Kxilé, il put après avoir longtemps erré en Assyrie, en Chaldée, on Egypte, rentrer dans sa patrie et y mourir tranquillement. Il a composé un grand nombre d'odes qu'Horace a souvent imitées ; il a surtout raconté les luttes qui OFit désolé son pays.