A SA LYRE
O'ir xxn
Lyre dorée' où Plicbus seulement Et les neuf Sœurs- ont part également, Le seul confort' qui mes tristesses tue, Que la danse oit*, et toute s'évertue De t'obéyr et mesurer ses pas Sous tes fredons mignardés par compas^, Lors qu'en bruyant "^ tu marques la cadance D'un avant-jeu" le guide de la danse.
Le feu armé* de Jupiter s^esteint Sous ta chanson, si ta chanson l'atteint, Et au caquet de tes cordes bien jointes Son aigle dort sur la foudre à trois pointes-' Abaissant l'aile : adonc*" tu vas charmant Ses yeux aigus", et luy, en les fermant, Son dos hérisse et ses plumes repousse, Flatté du son de ta corde si douce.
1. Dorée. — Les seize premiers vers sont une traduction du commencement de la première Pylhù/ue de Pindare.