Aif^us (latin : acutus, acutuni). — Signifie : perçants
Celuy ne vit le bien-aimé des dieux, A qui desplait ton chant mélodieux.
Heureuse lyre! honneur de mon enfance ! Je te sonnay devant tous en la France De peu à peu : car, quand premièrement Je te trouvay, tu sonnois durement; Tu n'avois point de cordes qui valussent. Ne* qui respondre aux loix de mon doigt peussent.
Moisi du temps, ton fust- ne sonnoit point; Mais j'en pitié de te voir mal en-point' ; Toy qui jadis des grands roys les viandes* Faisois trouver plus douces et friandes. Pour te monter de cordes et d'un fust, Voire d'un son qui naturel te fust, Je pillay Thebe et saccageay la Fouille'', T'enrichissant de leur belle despouille.
Et lors en France avec toy je chantay. Et, jeune d'ans, sur le Loir inventay De marier aux cordes les victoires Et des grands roys les honneurs et leurs gloires. Puis, affectant" un œuvre ^ plus divin.
Je t'envoyay sous le pouce angevin ^