‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 122 sur 462 · Descen. — Cf Horace · texte numérisé non relu

Descen. — Cf Horace

Vi'umil 'II' eirtù, i:t die. âge, tibia. ■ {Odes in, 4)

La bouche m'agrée, Que ta voix sucrée De son miel a peu\ Et qui sur Parnase De l'eau de Pégase Gloutement^ a beu,

Heureux celuy que ta folie affole!

Heureux qui peut par tes traces errer : Geluy-là doit par sa douce parole, Hors du tombeau tout vif se déterrer.

Ton bien sans dessertes'' Tu m'as donné, certes, Qui"* n'eus jamais soin D'apprendre la lettre.

Toutefois, mon mettre S'entend d'assez loin.

Dieu est en nous, et par nous fait miracles Si qu'un ^ poëte et ses vers furieux, Ce sont des dieux les plus secrets oracles, Que par sa bouche ils montrent à nos yeux".

1. Peu. — Part, passé du verbe paître; nest plus qu'un terme de fauconnerie, dit Littré ; dans le langage ordinaire il est remplacé par repu.

2. Gloutement — ^'\^r\\î\e.: dhine façon gloutonne, avide. kùserh^ disparu, remplacé par ; gloutonnement .

3. Dessertes. — Signifie : sans mérites, sans que je l'aie mérité. Ce mot vient du verbe déservir qui, dans l'ancien français, avait le sens de mériter. << Mal m'avez rendu les désertes de ce que je servy vos é (ai). » [Renard, 23262.)

Page 1