A CALLIOPE
0,1" Il
Descen- du ciel, Calliope, et repousse Tous les ennuis de moy, ton nourrisson, Soit de ton luth, ou soit de ta voix douce, Et mes soucis charme de ta chanson.
Par toy je respire, C'est toy qui ma lyre Doucement conduis; C'est toy, ma princesse.
Qui me fais sans cesse Fol comme je suis.
Certainement, avant que né je fusse, Pour te chanter tu m 'a vois ordonné :
Le ciel voulut que ceste gloire j'eusse, D'estre ton chantre avant que d'eslre né.
1. Calliope. — C'est l'oile ii du li^'re II. — Calliope, comme on l'a déjà vu, est la muse de la poésie héroïque et de l'éloquence.