Virgile, Enéide, VII
i. Idem, ibtd., \, 249.
PUIiFACE SLll LA FUANCIADK. 215
Un médiocre poète se fust contenté de cela, et n'eui«t pas adjousté :
Purpura Mœundro diiftlici MeliOspa cucurril. Encore moins :
Inlertusqite puer frondoso regius Ida Veloces jacido ceriujs ciirsucjùe futigat Acer, anhelunti similis.
Encore jamais un mauvais poëte ne se fust souvenu f|p re divin Iiemistiche :
Sxvitque canum latrutus in auraa '.
ÏLi n'oubliras à faire armer les capitaines comme il faut, de toutes les pièces de leur harnois, soit que tu les appelles par leur nom propre ou par périphrases : car cela apporte grand ornement à la poésie héroïque.
Tu n'oubhras aussi la piste et battement de pied des chevaux, et représenter en tes vers la lueur et la splendeur des armes frappées de la clarté du soleil, et à faire voler les tourbillons de poudre soubs le pied des soldats et des chevaux courants à la guerre, le cry des soldats, froissis- de picques, brisement de lances, accrochement de haches, et le son diabolique de canons et arquebuses, (jui font trembler la terre, froisser l'air d'alentour. Si tu veux faire mourir sur le champ quelque capitaine ou soldat, il le faut navrer au plus mortel lieu du corps, comme le cerveau, le cœur, la gorge, les aisnes, le diaphragme : et les autres que tu veux seulement blesser, es parties qui sont les moins mortelles : et en cela tu dois estre bon anatomiste. Si quelque excellent homme meurt, tu n'oubliras son épitaphe en une