Ormeaux. — Cf. Virgile
'I Tum fortet laie ramos et bracchia tendent Hue illuc, média ipsa ingentem sustinet umbram. » {Géorgiques, 1. II, y. 296.)
3. Mieux appris.— On dirait aujourd'hui : le mieux appris. Ron-
2i8 OKUVRES CHOISIES DE RONSAUD..
Près de luy les approche, et les rend vénérables, S'honorant d'honorer les hommes honorables. De parolle iUes loue, et de biens avancez. Comme ils le méritoient, les a recompensez...
Oiiand la Parque, ennemie' aux Valois, nous ravil Chai'les, astre du ciel, par toute^ France on vit Les Muses se cacher^ : Phœbus n'osoit rien dire, Ny le dieu voyageur inventeur de la lyre"; Les lauriers estoient secs, sec le bord Pimpléan ^ Le silence effroyant tout l'antre Cyrrhéan''; De limon et de sable et de bourbe estoupée' Claire ne couroit plus la source Aganippée^ Les Muses, maintenant, honorans son retour. Couvertes de bouquets, osent revoir le jour. Phœbus n'a plus la main ny la voix refroidie, Et des lauriers fanis" sa teste est reverdie,
sard s'est conformé à la règle en usage au xvi<= siècle : « les points plus obscurs et plus difficiles ». (Rabelais, édit. Moland, p. 45.)
1. Ennemie aux. — Ce mot est ici employé comme adjectif, avec le sens latin de contraire à...
■1. Par toute France. — U y a ici omission de l'article, comme il arrive souvent au xvi" sirde devant les noms de pays, de fleuves :
n I<es biens dont Arabie est pleine. »
(Saint-Geluis, I, 197.)
<' Plus dru beauciiui) que l'eau que Bosne nieinc. »
(Des Perricrs, I, 140.)
3. S(? cacher. — « Parce qu'il les avoit autant chéries et favorisées que François I'"'" son grand père. » (M.)
/i. Lyre. — u Mercure, le messager des dieu.x, qui le premier trouva le moyen défaire un luth de la coquille d'une tortue.» (M.)
5. Pimpléan. — C'est-à-dire : du Pimple « montagne de Macédoine, au pied de laquelle y avoit une belle fontaine consacrée aux Muses. >. (M.)
6. Cyrrhéan. — « Cyrrhe, ville du mont Helicon, en Béotie, près de laquelle y avoit un antre sacré aux Muses. » (.M.)