‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 271 sur 462 · Naïf. — Signifie : naturel; sens premier du mot, disparu · texte numérisé non relu

Naïf. — Signifie : naturel; sens premier du mot, disparu

K Et toutes fleurs do grand beauté naifve. »

(G. Marot, édit. l'oùarrf, p. 273.)

4. Priam. — C'est-à-dire : Troye. (\'oir Enéide de Virgile, I, II.)

5. Au dos. — C'est la toison d'or cherchée par les Argonautes qui n'étaient rien autres que des marins grecs à la recherche d'aventures et de richesses.

6. Cité. — Los auteurs du xvi« siècle n'ont cessé de vanter Par?s, voir C. Marot, Rabelais, Montaigne et depuis lors tous les grands écrivains, quand ils ont parlé sérieusement et franchement.

if,', ORUVRES CHOISIES DE RONSARD,

Mère d'un peuple abondant et puissant, Heureux en biens, en lettres florissant. Dedans le ciel tu mets ta teste fiere, Tu as le dos fendu d'une rivière Au large cours, aux grands ports fructueux: Tu as le front superbe et somptueux, Qui des voyans* estonne les courages:

Ton ventre est plein d'arlizans et d'ouvrages. Où Pallas tient ses deux mestiers ouvers. Seconde Athene, honneur de l'univers, Je te salue et celuy qui te guide, Laschant, serrant, comme il te faut, la bride...

Comme un pilote à son tillac assis, Craignant l'escueil, d'un sens froid et rassis Guide sa nef parmy les vagues perses* Bien qu'elle soit de cent pièces diverses. De voiles, mast, de cordages divers; L'un va tout droit, l'autre va de travers, Et toutefois l'advis d'un homme sage Tout seul par art conduit tout ce mesnage^ Tant par-sur tous on doit l'homme estimer Qui est prudent en terre et sur la mer, Dont le souci bien modère et tempère Sous luy le peuple à la guise d'un père, Non d'un tyran de fureur allumé.

Craint d'un chacun et de personne aimé; Car en tous lieux la douce courtoisie Du peuple accort* gaigne la fantaisie, L'ame, le cœur, le courage et la main. La cruauté engendre le desdain,

1. Voyans. — C'est-à-dire : de fous ceux qui te voient, le rendent visite.

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