‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 279 sur 462 · De rangs. — C'est-à-dire : par rangées, en files · texte numérisé non relu

De rangs. — C'est-à-dire : par rangées, en files

4. Gratte. — C'est-à-dire : grâce à vous, — « La paix fut faite durant le voyage de Bayonne, où leur sœur Is<abelle, royne d'Espagne, les vint visiter. » (.M.)

".. Heure. — C'est-à-dire : sous l'Otre hunne étude, votre influence .

UKL'VIJKS CHOISIES UE RONSARD.

Et faites voir au retour du printemps

De vostre front tous vos peuples contents.

Vostre Monceaux* tout gaillard vous appelle, Sainct-Maur- pour vous fait sa rive plus belle, Et Ghenonceau"^ rend pour vous diaprez De mille fleurs son rivage et ses prez. La Tuiilerie ' au bastiment superbe Pour vous fait croistre et son bois et son herbe, Et désormais ne désire sinon Oue d'enrichir son front de vostre nom '. Et toutes fois ensemble ils ont jurée" Une promesse entre eux bien asseurée, C'est de tousjours porter habits de deuil Jusques au jour que les raiz" de vostre œil Leur donneront une couleur plus neuve, Changeant en verd leur vieille robbe veuve,

1. Monceaux. — « Lieu de plaisance eu Brie, tout joignant Saint Fiacre, et non guères loing de la ville de Meaux. » (M.)

2. Sainct-Maur. — Aujourd'hui : Saint-Mau)'-les-Fossés, petit village du département de la Seine, sur la rive droite de la Marne, possédait une célèbre abbaye.

3. Chenonceau . — « Lieu de plaisance en la Touraine, qui estoit ù la royne Catherine » (M.), après avoir appartenu à Diane de Poitiers.

4. Tuillerie. — « Ce sont les Tuiileries, qui estoientjadis le jardin de la royne. >< (M.)

5.' Nom. — Le seigneur de Viileroy était possesseur d'une maison accompagnée d'une cour et d'un jardin appelés les Tuillerie», située le long de la Seine, sur le chemin qui conduisait de la porte Saint-Honoré au bois de Boulogne; il l'échangea, en 1;J18, à François I^' contre l'hôtel de Chanteloup, prèi de Chàtros-sous-Mont- Ihéri. Catherine de Médicis fit raser toiit ce qu'il y avait de bâtiments dans ces Tuillerie.^, pour planter son grand jardin et faire hàtir son palais. (Voir mon édit. de Cl. Marot, Biographie, p. XVII.)

6. Jurée. — Au xvi^ siècle, le participe passé conjugué avec avoir s'accorde avec son complément direct, même quand ce complément est après lui : « Et que vous aurez comprises les doctrines plus exquises », a dit Ronsard dans ses Odes.

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