‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 386 sur 462 · Ballnnl. — Sit^iiide : d-in-ier. (Voir Glossaire · texte numérisé non relu

Ballnnl. — Sit^iiide : d-in-ier. (Voir Glossaire

2. Tiers ijatm : tertiiis). — .C'est-;'i-dire : le troisième.

3. Dernier. — On sait qu'au wi^ siècle, on écrivait encore communément ea latin et plusieurs auteurs de ce temps ont composr leurs ouvrages en cette langue ; le poète Miirret, dont il a été parlé plus haut, riiistorien de Thon, de Bnze, etc.

't. Avoir. — Édit. P. Blancbemain, l. VI, ]). If)l.

POEMES. :»fi7

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0 bien-heureux celuy qui peut user son âge' En repos, labourant son petit héritage ! Qui loin de ses enfans charitable ne part, Ou'une mesme maison a veu jeune et vieillart; Et qui par les moissons au printemps retournées. Et non pas par les rois, va contant les années; Qui se soustient les bras d'un baston appuyez, Parmy les champs où jeune alloit à quatre piez; Oui voit les grand's forests qu'il plantoit en jeunesse D'un mesme âge que luy parvenir à vieillesse; Et qui, loin de la ville et d'horologe*, a mis Un cadran naturel à Tessueil ^ de son huis! Luy tout devocieux envers les dieux appreste Tousjours un chappelet* pour mettre sur leur teste. Fait honneur à Cerés, à Paies et à Pan ^, A Bacchus, au soleil, qui nous rameine l'an. Aux Lares de son toict, aux faunes et aux fées; Il dort au bruit de l'eau qui court parmy les prées, Aimant mieux les ouïr qu'un bruit d'un tabourin, Ou le mugissement d'un orage marin.

Heureux doncques, heureux qui de son champ ne bouge, Qui ne voit le sénat vestu de robe rouge, N'y le palais criard, les princes, ny le roy,

1. Af/e. — « Presque tout ce qui suit est une traduction d'Horaci' et de Virgile, lesquels ont loué la vie rustique. » (R.)

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