VERSIFICATION
Ronsard trouvait insuffisants les modes alors en usage; il a remis en honneur le vers héroïque ou vers de douze syllabes. Non content d'avoir introduit en français la strophe, Y antistrophe et Vépode (voir p. 49) il a inventé des rythmes nouveaux surtout dans l'ode. Voir les Odes (p. 92, 96 109, dl4, 128, 147, 169).
Enfin se conformant à la prononciation de son temps, il s'est servi de rimes aujourd'hui disparues.
Il fait rimer ' :
Harnois et rois (Franciade).
Harnois et champenois (passim).
Harnois et tournois (p. 385).
Doits et voix (Franciade).
Immortels et lu es (ibid.).
Péris et Paris {ibid.).
Deuil et cercueil (i/>ùL).
Allemaigne et Champaigne (p. 314).
Montaignes et corapaignes (p. 347).
Croistre et maistre (p. 273).
Poêle et souhete (p. 279).
Feu et veu (p. 281).
Feu et beu (p. 336).
Feu et eu (p. 394).
Heure et mal seure (p. 283).
Repaistre et recognoistre (p. 322).
Grecs et traits (p. 338).
Signe et s'encline(p. 360).
Trotte et charette (p. 305).
Estendarsetsoldars(p. 385).
Prez et piez (p. 394).
Espesseur et seur (j».404).
Seur et douceur (p. 265).
Accrestreetpeut-estie(|).98),
Courrons et tous (p. 408).
Embrasse et trasse (p. 406).
Saisie et i'renaisie(p.407).
Rabaisses et princesses (p.
Espesses et presses (Franciade).
Crope et trope (p. 401).
Rousée et arrousée(p. 239).
Roidit et froidit (p. 239).
Boucher et chair (p. 98).
Élancher et cher (p. 94).
1. Consulter : Quicherat (Traité de versification française, ]>.2ii2 et suiv.) et Ch. Livet (Les Grammairiens au xvi« siècle, appendice).
L'ŒUVRE DE liONSARD