Semble. — C'est-à-dire : elle ressemble au
4. Rire. — Le poète veut parler des bandes armées qui appelées d'Allemagne ou d'Angleterre par les réformés, pillaient et rançonnaient la France.
Qu'ils osent au combat leur maistre desfîer ;
Ils se disent de Dieu les mignons, et au reste
Qu'ils sont les héritiers du royaume céleste.
Les pauvres insensez ! qui ne cognoissent pas
Que Dieu père commun des hommes d'icy bas
Veut sauver un chacun, et que la grand'closture
Du grand paradis s'ouvre à toute créature
Qui croit en Jesus-Christ. Certes beaucoup de lieux
Et de sièges seroient sans âmes dans les cieux,
Et paradis seroit une plaine déserte,
Si pour eux seulement la porte estoit ouverte.
Or eux se vantant seuls les vrais enfans de Dieu, En la dextre ' ont le glaive et en l'autre le feu. Et, comme furieux qui frappent et enragent, Voilent les temples saincts, et les villes saccagent.
Et quoy ? brusler maisons, piller et brigander, Tuer, assassiner, par force commander, N'obéir plus aux rois^, amasser des armées, Appelez-vous cela Eglises reformées ?
Jésus, que seulement vous confessez icy De bouche et non de cœur, ne faisoit pas ainsi ; Et sainct Paul en preschant n'avoit pour toutes arme^ Sinon l'humilité, les jeusnes et les larmes ; Et les pères martyrs, aux plus dures saisons Des tyrans, ne s'armoient sinon que d'oraisons, Bien qu'un ange du ciel, à leur moindre prière. En soufflant eust rué ^ les tyrans en arrière.
Mais par force on ne peut paradis violer ; Jésus nous a monstre le chemin d'y aller.