‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 42 sur 462 · A DU BELLAY · texte numérisé non relu

A DU BELLAY

Divin Bellay, dont les nombreuses lois, Par une ardeur^ du peuple séparée ^, Ont revestu l'enfant de Gytherée ' D'arc, de flambeau, de traicts et de carquois;

1. Du Bellay. — Joachim Du Bellay, né vers 1525 à. Lyre, près d'Angers, d'une famille qu'illustraient déjà sous François I»"^ les trois frères Du Bellay, ses cousins, M. de Langey Du Bellay et Martin Du Bellay, auteurs d'importants mémoires, et le cardinal Du Bellay, venait de terminer son droit à Poitiers quand, dans une hôtellerie, il fit la rencontre de Ronsard. Ils voyagèrent ensemble et il se trouva qu'ils étaient non seulement parents, mais frères en poésie; de sorte qu'arrivés à Paris les deux nouveaux amis ne voulurent plus se quitter. Du Bellay fut de suite un des membres les plus actifs de la nouvelle école poétique, la Pléiade, et en 1349, il en publia le manifeste : la Deffense et Illustration de la langue française. Il donna la même année un recueil de sonnets en l'honneur de M'ii= de Viole désignée sous l'anagramme A'Olive. C'est à un sonnet que Du Bellay lui avait écrit dans son Olive que répond ici Ronsard.

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