‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 425 sur 462 · Pippans. — C'est-à-dire : trompant · texte numérisé non relu

Pippans. — C'est-à-dire : trompant

2. Prime. — «. Jeu de cartes où l'on osle les hiiicts, les neufs et les dix, où les testes valent moins, les sept plus, le flus est de quatre semblables, et prime de quatre diff'érentes. » (Cl. Garnier.) — Ce jeu était alors fort à la mode.

3. Encoiirtinant. — C'est-à-dire : enveloppant, ombrageant. (Voir Glossaire.)

4. Heure. — C'est-à-dire : heureusement. '). Gn/fé. — Signifie : vendre.

Nul prince ny seigneur ne se sçauroit vanter

(Dont je suis bien marry) de m'avoir donné gage.

Je sers à* qui je veux, j'ay libre le courage.

Le roy, son frère et mère, et lès princes ont bien

Pouvoir de commander à mon luth Cyntliien'.

Des autres je ne suis ny valet ny esclave,

Et s'ils sont grands seigneurs, j'ay l'esprit haut et brave'.

Tu dis que j'ay vescu maintenant escolier', Maintenant courtisan^ et maintenant guerrier*^, Et que plusieurs mestiers ont esbatu ma vie? Tu dis vray, predicant ; mais je n'euz oncq'^ envie De me faire ministre, ou comme toy, cafard, Vendre au peuple ignorant mes songes et mon fard. J'aimerois mieux ramer sur les ondes salées. Ou avoir du labeur les deux mains empoulées, Ainsi qu'un vigneron par les champs incogneu, Qu'estre d'un gentil-homme un pippeur devenu...

Tu te mocques, aussy, de quoy ma poésie Ne suit l'art misérable, ains* va par fantaisie. Et de quoy ma fureur sans ordre se suivant Esparpille ses vers comme fueilles au vent ; Ou comme au mois d'esté, quand l'aire bien féconde Sent battre de Cerès la chevelure blonde,

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