‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 62 sur 462 · Fueille. - Aujourd'hui; feuille · texte numérisé non relu

Fueille. - Aujourd'hui; feuille

2. Se repose. — Très souvent, au xvi^ siècle, le verbe reste au singulier, bien qu'il ait plusieurs sujets. « Muret que la France et l'Italie recognoist. » (Montaigne, I, 25.) « Le disputer et l'enquérir )ia d'autre but. » {Ibid. Il, 12). (Voir Rabelais, Marguerite....)

3. Embasmant. — Part. prés, du verbe embasmer, aujourd'hui : embaumer. « Devant l'autel, des cyprès singuliers je vis tleurir soubz l'odeur embasmée. » (Marot, I, 175.)

4. Ardeur. — Ce mot est ici synonyme de chaleur et signifie : l'ardeur du soleil.

5. Declose. — Part, pas., du verbe défectif déclore, encore usité et signifiant : ôter la clôture. Ici le sens est : se détachant feuille par feuille, s' effeuillant...

6. A fin que. — Cf. cette jolie strophe d'un contemporain de Ronsard, Jean de la Taille, sur une jeune fille :

« Elle est comme la rose franche Qu'un jeune pasteur par oubli Laisse flétrir dessus la branchci Sans 66 parer d'elle au dimanche Sans fleurer le bouton cueilli, n

Ou encore :

u J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ; Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes, Que les nœuJs trop serrés n'ont pu les contenir. Les nœuds ont éclaté : les roses envolées Dans le vent à la mer s'en sont toutos allées .. » (M"' Desbordes-Valmore.)

On peut lire aussi le délicieux sonnet de M. Manuel sur la mort d'un enfant.

Page 1