‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 67 sur 462 · France. — Voir édit. P. Blanchemain, t. I''', p · texte numérisé non relu

France. — Voir édit. P. Blanchemain, t. I''', p

4. Bourbon. ■— L<juis I«r, prince de Condé, frère d'Antoine de Navarre et oncle de Henri ]\, fut le premier de sa famille qui se «oit appelé .M. le Prince. H est né à Vendôme en I.J30. Devenu le chef du parti calviniste, sous le récrne de François ff, il disputa te pouvoir aux Guises et fut ràmede la conjuration d'.Vmboisf 't"fiO . ïl

Je voy passer le mal, je voy passer le bien, Sans me donner soucy d'une telle aventure.

Qui va haut, qui va bas, qui ne garde mesure. Qui fuit, qui suit, qui tient, qui dit que tout est sien; L'un se dit zuinglien», l'autre luthérien, Et fait de l'habile homme au sens de l'Escriture.

Tandis que nous aurons des muscles et des veines Et du sang, nous aurons des passions humaines; Chacun songe et discourt, et dit qu'il a raison.

Chacun s'opiniastre, et se dit véritable; Apres une saison vient une autre saison Et l'homme'' ce-pendant n'est sinon qu'une fable".

se trouva mêlé à toutes les intrigues, à tous les complots qui se tramèrent sous Charles IX, et acheta de nouveau son pardon à la paix deLongjumeau (1568). Après la disgrâce de l'Hospital, secrètement averti par Tavannes qui devait l'arrêter au château de Noyers, en Bourgogne, il commença une troisième guerre civile, fut blessé à Jarnac, et assassiné après la bataille par le capitaine . des gardes, Montesquiou (1569).

5. 1518.— Puisque c'est en 1569 qu'est mort le prince deCondé, ce soniH't a dû lui être adressé par Ronsard avant cette année, et la date de 1578 donnée par l'éditeur est la date de l'édition dans laquelle elle a été retrouvée par P. Blancheniain.

6. Zidnglien. — C'est-â-dire : partisan de Zwingle (Ulrich), propagateur de la Réforme, en Suisse, mort en 1531.

7. Et l'homme. — Dans ce sonnet, Ronsard veut montrer qu'il reste indifférent aux luttes de tous les ambitieux et de tous les sectaires, à toutes les coteries et â toutes les intrigues de cour; il est ici de l'école de Montaigne et voit les choses de plus haut que la plupart des humains. Rien ne semble l'émouvoir. Notre poète répond sans doute ici â des avances qui lui avaient été faites; il veut garder son indépendance, et paraît être ici de l'avis de celui qui a dit : « Tout passe, tout casse, tout lasse, d La religion de Ronsard, en cet âge de fanatisme, fut surtout celle d'un homme sage. (Voir Biographie.)

8. Fable. — Voir édition P.Blanchemain, t. I^r, p. 426. Le prince de Condé, protecteur et soutien de la Réforme, a pu voir une leçon dans ce sonnet.

SONETS.

Page 1