‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 69 sur 462 · Malice. — Voir édit. P. Blancheniain, t. I^r, p · texte numérisé non relu

Malice. — Voir édit. P. Blancheniain, t. I^r, p

2fi UKLVRES CHOISIES DE lUJiNSAHlJ.

(ISfiO)

Je' veux lire en trois jours V Iliade d'Homère, Et pour ce, Corydon, ferme bien l'huis sur moy ; Si rien' me vient troubler, je t'asseure ma foy, Tu sentiras combien pesante est ma colère.

Je ne veux seulement que nostre chambrière Vienne faire mon lit, ton compagnon ny toy ; Je veux trois jours entiers demeurer à requoy^. Pour foUastrer après une sepmaine entière.

Mais, si quelqu'un venoit de la part de Gassandre\ Ouvre-luy tost la porte, et ne le fais attendre. Soudain entre en ma chambre et me vien accoustrer^.

1. Je veux. — Ce sonnet fait partie du Recueil des Sonnel-i et Chansons retrandiôs aux ('dilions prôcédontcs des Amours. Dan l'édition P. Blanchomain, il est indiqué comme étant de Tannée l:)6() : c'est une erreur, il me semble. Car c'est en 1341 ou 1346 au plus tard, nue Ronsard commença à chanter Cassaridre et il la chanta peiidant dix ans. (Voir plus haut, sonnet I, note :•?.) Donc ces vers dans lesquels il est encore question de Cassandre, doivent avoir été composés avant 1331. Ils ont plutôt été trouvés dans une édition donnée en 1560.

2. Rien. — Ce mot (du lalin : rem, chose) cohserve le plus souvent, au xvi6 siècle, son sens primitif et signifie quelque chose. n Est-il rien doux, au pfix de ceste soudaine imitation? » (.Montaigne, III, 7). — «... envoya après luy, pour sçavoir s'il vouloiÉ rien. » (H. Estienne, Apol. p. Hérodote, II, 33.)

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