‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 88 sur 462 · Treure. — Aujourd'hui trouve · texte numérisé non relu

Treure. — Aujourd'hui trouve

4. Journaliers. — ("est-à-dire : gjii ue vivent que quelques jours.

3. LHospital. — De l'Hôpital [Michel), né à Aigueperse (aujourd'hui, départ, du Puy-de-Dôme) en lo06, mort en 1573, était fils de Jean de l'Hôpital, médecin distin£rué qui fut l'intendant et l'ami du connétable de Bourbon. 11 étudiait à Toulouse quand son père fut proscrit avec le connétable. Il descendit alors en Italie et termina son éducation à Padoue. Grâce à de hautes protections, il put rentrer en France et être nommé conseiller au Parlement

'f4 (iKUVRHS CHUISIES UK HUNSAHU.

Sur les bords dirceans" j'amasse L'eslite des plus belles fleurs, Afin qu'en pillant je façonne D'une laborieuse main La rondeur de ceste couronne Trois fois torse*" d'un ply thebain,

di' Paris. Ses talents précoces lui méritèrent la faveur de Marguerite de Valois, sœur de Henri II et en 155i, il fut nommé surintendant des finances. Devenue duchesse de Savoie, Marguerite allait peut-être enlever l'Hôpital à la France, quand Catherine de Médicis et les Guises se réunirent pour lui conférer, en 1560, la charge de chancelier, devenue vacante par la mort d'Olivier. On sait toute la droiture, toute la fermeté dont il fit preuve pendant son administration. Sa franchise finit même par déplaire; en 1568, Catherine de Médicis lui reprit les sceaux et il dut se retirer à sa maison de Vignai, près d'Étampes. Charles IX daigna lui faire grâce à la Saint-Barthélémy, mais le chanchelier survécut peu (six mois seulement) aux malheurs qui frappaient la France. A la connaissance du droit, il unissait un vif amour pour les lettres grecques et latines. Horace était son poète favori, et il composa lui-même des vers latins. C'est lui qui présenta Amyot au roi Henri II; enfin il était intimement lié avec tous les poètes'de la Pléiade, il prenait un vif intérêt à leurs travaux et était grand admirateur de Ronsard. Il lui avait donné dans la sœur du roi une protectrice ; il avait même écrit au cardinal de Lorraine pour le recommander et le défendre contre les poètes courtisans dont l'ignorance et la jalousie cherchaient à détourner de lui la faveur du roi. Ronsard n'avait pas d'ami plus puissant ni d'appréciateur plus sérieux de ses vers. C'est pourquoi il crut devoir lui dédier l'ode dans laquelle il croyait avoir le mieux donné la mesure de sa science et de son génie.

6. Chancelier. — De l'Hôpital, au moment où cette ode lui fut dédiée et au moment où elle fut publiée pour la première fois (1530), n'était encore que surintendant île .Marguerite de Valois, la deuxième des trois Marguerite. C'est en 1559 ou 1360 seulement qu'il fut nommé chancelier de France, et ce titre lui fut ajouté dans la l'« édition des œuvres complètes de Ronsard qui parut en 1360.

7. Ode X. — Cette ode est appelée communément ode sur les Muses.

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