‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 89 sur 462 · Torse. — C'est-à-dire : tressée · texte numérisé non relu

Torse. — C'est-à-dire : tressée

Pour orner le haut de la gloire De VHospitaU, mignon des dieux, Qui çà bas- ramena des cieux Les filles qu'enfanta Mémoire''.

1. L'Hcispilul. — i< Le poète veut louer IHôpital d'avoir ramené les Muses en Franco : pour cela, il remonte à la naissance des Muses, (|ue la déesse Mémoire conçut de Jupiter. Dès que les Muses commencent à grandir, elles demandent à voir leur père, et Mémoire conduit la jeune bande près du rivage éthiopien, au palais du vieil Océan, qui donnait un festin à Jupiter. Celui-ci leur fait un tendre accueil, et leur dit de chanter. Les Muses alors chantent la guerre des géants et le triomphe du père des dieux, et, en retour du plaisir qu'elles lui ont causé, implorent de lui les dons de la poésie, de l'enthousiasme et de la gloire. Jupiter accorde tout à ses filles bien-aimées. Elles descendent sur la terre, et y inspirent les grands poètes, Orphée, Homère, Musée. Mais bientôt le souille divin s'affaiblit, et enfin s'épuise. Chassées par VIgnorance, les Muses se réfugient auprès du trône paternel, d'où elles ne sont ramenées en terre que par l'Hospilal. Voilà le; sujet et la marche de cette ode. La forme en est calquée sur Pindare, et les détails théogoniques du commencement sont empruntés à Hésiode. » (Sainte-Beuve.)

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