‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 91 sur 462 · hna\ — SigQifie : honhetir, folirité · texte numérisé non relu

hna\ — SigQifie : honhetir, folirité

2. Tortis (latin : torticius, mot dérivé do tortum, supin de torqueve, tordre). — Signifie : couronne ou guirlande de fleurs. Sens vieilli. — « Le dernier d'un tortis de laurier. » (Du Bellay, VII, 80.) Allusion à l'épithèto de Pindare :

io-Aoxa/O'.; (7, htltlilies).

3. Cerne. — C'est-à-dire : couronne de petites fleurs. (Voir Glossaire.)

4. Trope. — Aujourd'hui : troupe. " Trope est la forme ancienne (Littré ; Ronsard n'emploie troupe, comme tous les mots où il change o en ou (Callioupe, propouse, etc.), c[ue lorsqu'il veut rendre la rime plus sonoreuse et mieux sonnante [l^réf. des Odes : Abreg. de lart poèt.) D'ailleurs au moyen de cette modification de la voyelle, les mots en ope et ceux en oupe rimaient ensemble. [Ace. Rim.) (Becq de Fouquières.)

5. Hastant. — C'est-à-dire: pressant. Sens transitif employé souvent par Ronsard : « Qui jà déjà le hastoit... » [Ode à la paix) et encore fréquent au xvn» siècle :

« Que l'on coure avertir et hâter la princesse. » (RiciNE, Tliéb. \, \).

48 (*:UVnES CHOISIES DE RONSARD.

D'an pied dispos la conduit Jusqu'au rivage Ethiope^

Strophe fil

Ces vierges encore nouvelles^ Et mal-apprises au labeur, Voyant le front des eaux cruelles, S'effroyerent d'une grand peur.

Et toutes pancherent arrière (Tant elles s'alloient émouvant), Gomme on voit dans quelque rivière Un jonc se pencher sous le vent; Mais leur mère, non estonnée De voir leur sein qui haletoit, Pour les asseurer les flatoit De ceste parole empennée^:

Antistrophe

« Courage, mes filles (dit-elle) Et filles de ce dieu puissant Qui seul en sa main immortelle Soustient le foudre* rougissant!

Ne craignez point les vagues creuses

1. Elldope. — C'ést-à-dirc : d'Elhinpie ; atljcctit' remplacé auaujourd'hui par Ethiopien.

2. Nouvelles. — Signifie : novices, inexpérimentées. « Nous arrivons tout nouveaux aux divers âges de la vie. » (La Rochefoucauld, Maximes, 403.)

3. Empennée. — (Au sens propre : garnie de plumes) ici : ailée. Cf. ETtea nTcpôcVTa, paroles ailées. (Homère.)

4. Le foudre. — Ce substantif, masculin, au sens propre, dans l'ancienne langue, commence à être des deux genres au xvi« siècle. Ronsard le fait le plus souvent au masculin, mais parfois aussi du féminin : «. la foudre a trois pointes. » (Voir plus loin : Ode xxii, à sa Lyre,)

ODES. - 1. i9

De l'eau qui bruit profondement, Sur qui vos chansons doucereuses Auront un jour commandement; Mais dédaignez ses longues rides, Et ne vous souffrez décevoir Que* vostre père n'aillez voir Dessous ces royaumes humides. »

Epode

Disant ainsi, d'un plein saut Toute dans les eaux s'allonge, Comme un cygne qui se plonge Quand il voit l'aigle plus haut, Ou ainsi que l'arc des cieux* Qui d'un grand tour spacieux Tout d'un coup en la mer glisse, Quand Junon haste ses pas Pour aller porter là bas Un message à sa nourrice -^

Strophe IV

Elles adonc*, voyant la trace De leur mère qui ja^ sondoit Le creux du plus humide espace

1. Que. — C'est-à-dire : ne vous laissez abiison dj façon à ne pouvoir... au point de ne pouvoir...

2. Varc des deux. — C'est-à-dire : l'arc-en-ciel, Iris. Cf. Ovide :

« Iris, et arcuato cœlum curvamine signans, Tecta petit jussi sub rupe latentia régis. »

{Métamorph. 1. XI, v. 591.)

3. Nourrice. — C'est-à-dire : Tethys, fille d'Uranus et de Vesta, qui épousa l'Océan.

4. Adonc. — Signifie : alors. Adverbe disparu. (Voir Glossaire.)

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