‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 93 sur 462 · Sus. — Aiij(jiii'(]"hut : sur · texte numérisé non relu

Sus. — Aiij(jiii'(]"hut : sur

2. Tor/is. — Voir plus haut, signifie : guirlande. De mêmeVirgile :

JHam ter fluctus ibidem

Torquet af/ens circum et i-apidus vorat lequorc voi'tex.

{Enéide, liv. I", vers Hrt, H7.) 'i. Avala.— Signilie : descendreou faire descendre.— (Voir plus bas, note i.)

■'i. Pars (latin : pars, parlem). — Aujourd'hui : parties, c'està-dire : avec les pieds qui formaient une sorte de voûte.

5. Avalle. — Ce verbe formé de aval signifie proprement faire descendre, el c'est le sens que lui donne ici Ronsard. Sens perdu depuis la fin du xvnc siècle. « Si je niontoys aussi bien comme j'avalle. » (Rabelais, Garg., I. 5.) — « Quand autour du roi quelqu'un avalait son chaperon. » (Saint-Simon, 73.)

6. Vieil repaire. — On dirait aujourd'hui : vieux. Au xvi* siècle, les formes primitives : vieil, fol, bel, étaient employées devant tous les mots: « Tant fols et meschants qu'ils soient... » (Montaigne, II, 51.) — « Un tour de vieil guerrier... » {Sat, Ménippée, p. 233.)

Jusques aux portes du chasteau De l'Océan, qui dessous l'eau Donnoit un festin à leur père.

Epoiie

De ce palais éternel

Brave* en colonnes hautaines,

Sourdoit de vives fontaines

Le vif surgeon^ perennel-'.

Là pendoit sous le portail

Lambrissé d'un verd email

Sa charrette* vagabonde,

Qui le roule d'un grand tour,

Soit de nuict ou soit de jour,

Deux fois tout au rond du monde ^.

1 . R)ai'e en. — C'est-à-dire : superdement orné de colonnps. Ce sens (le bien vêtu, paré avec noin, est familier. — '< J'ai loué cet liabit pour paraître un peu brave. »(Boursault.)

2. Surgeon. — C'est-à-dire : la source (vieilli en ce sens.} « Suivez les (les fleuves) jusqu'à leur source, ce n'est qu'un petit surjon d'eau. (Montaigne, II, 3i9, édit. Naigeon.)

3. Perennel (latin : perennis). — Signifie : continu, adjectif disparu. « La perennelle lumière du chandelier mystique. » (La Borderie.) — « L'entresuite perennelle. » (Pasquier, Pastoral.) — (Voir Godefroy.)

4. Charrette. — « Il est évident que, pour Ronsard et ses contemporains, ce mot n'avait pas moins de noblesse que chariot. Le double voyage de l'Océan n'est autre chose (jue le flux et le reflux. » (Sainte-Beuve.)

5. Monde. — « Ici un des vieux commentateurs de Ronsard, Richelet, saisi d'admiration pour tant de tableaux si vivement décrits, ne peut s'empêcher d'appliquer à son auteur ce qu'Aviénus ilit de Salluste : Expressor efficux styli et veritatis, imarjinem jtene in obtufus dédit lepore linguse. » (Sainte-Beuve.)

œUVRES CHOISIES DE RONSARD.

Strophe V

Là sont par la Nature encloses

Au fond de cent mille vaisseaux '

Les semences de toutes choses,

Eternelles filles des eaux ^.

Là les Tritons^, chassant les fleuves,

Sous la terre les escouloient

Aux canaux de leurs rives neuves,

Puis derechef les rappelloient.

Là ceste trouppe est arrivée

Sur le poinct que l'on desservoit,

Et que desjà Portonne* avoit

La première nappe levée.

Antistrophe

Phebus, du milieu de la table, Pour dérider le front des dieux, Marioit sa voix délectable A son archet^ mélodieux:

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