Sus. — Aiij(jiii'(]"hut : sur
2. Tor/is. — Voir plus haut, signifie : guirlande. De mêmeVirgile :
JHam ter fluctus ibidem
Torquet af/ens circum et i-apidus vorat lequorc voi'tex.
{Enéide, liv. I", vers Hrt, H7.) 'i. Avala.— Signilie : descendreou faire descendre.— (Voir plus bas, note i.)
■'i. Pars (latin : pars, parlem). — Aujourd'hui : parties, c'està-dire : avec les pieds qui formaient une sorte de voûte.
5. Avalle. — Ce verbe formé de aval signifie proprement faire descendre, el c'est le sens que lui donne ici Ronsard. Sens perdu depuis la fin du xvnc siècle. « Si je niontoys aussi bien comme j'avalle. » (Rabelais, Garg., I. 5.) — « Quand autour du roi quelqu'un avalait son chaperon. » (Saint-Simon, 73.)
6. Vieil repaire. — On dirait aujourd'hui : vieux. Au xvi* siècle, les formes primitives : vieil, fol, bel, étaient employées devant tous les mots: « Tant fols et meschants qu'ils soient... » (Montaigne, II, 51.) — « Un tour de vieil guerrier... » {Sat, Ménippée, p. 233.)
Jusques aux portes du chasteau De l'Océan, qui dessous l'eau Donnoit un festin à leur père.
Epoiie
De ce palais éternel
Brave* en colonnes hautaines,
Sourdoit de vives fontaines
Le vif surgeon^ perennel-'.
Là pendoit sous le portail
Lambrissé d'un verd email
Sa charrette* vagabonde,
Qui le roule d'un grand tour,
Soit de nuict ou soit de jour,
Deux fois tout au rond du monde ^.
1 . R)ai'e en. — C'est-à-dire : superdement orné de colonnps. Ce sens (le bien vêtu, paré avec noin, est familier. — '< J'ai loué cet liabit pour paraître un peu brave. »(Boursault.)
2. Surgeon. — C'est-à-dire : la source (vieilli en ce sens.} « Suivez les (les fleuves) jusqu'à leur source, ce n'est qu'un petit surjon d'eau. (Montaigne, II, 3i9, édit. Naigeon.)
3. Perennel (latin : perennis). — Signifie : continu, adjectif disparu. « La perennelle lumière du chandelier mystique. » (La Borderie.) — « L'entresuite perennelle. » (Pasquier, Pastoral.) — (Voir Godefroy.)
4. Charrette. — « Il est évident que, pour Ronsard et ses contemporains, ce mot n'avait pas moins de noblesse que chariot. Le double voyage de l'Océan n'est autre chose (jue le flux et le reflux. » (Sainte-Beuve.)
5. Monde. — « Ici un des vieux commentateurs de Ronsard, Richelet, saisi d'admiration pour tant de tableaux si vivement décrits, ne peut s'empêcher d'appliquer à son auteur ce qu'Aviénus ilit de Salluste : Expressor efficux styli et veritatis, imarjinem jtene in obtufus dédit lepore linguse. » (Sainte-Beuve.)
œUVRES CHOISIES DE RONSARD.
Strophe V
Là sont par la Nature encloses
Au fond de cent mille vaisseaux '
Les semences de toutes choses,
Eternelles filles des eaux ^.
Là les Tritons^, chassant les fleuves,
Sous la terre les escouloient
Aux canaux de leurs rives neuves,
Puis derechef les rappelloient.
Là ceste trouppe est arrivée
Sur le poinct que l'on desservoit,
Et que desjà Portonne* avoit
La première nappe levée.
Antistrophe
Phebus, du milieu de la table, Pour dérider le front des dieux, Marioit sa voix délectable A son archet^ mélodieux: