ACTE I
PA SHYLOCK
O père Abraham, ce que c’est cependant que ces chrétiens! La perversité de leurs propres actes leur fait suspecter les intentions d’autruil! Je vous le demande,
s’il manque à son engagement, que gagnerai-je à exiger l’accomplissement de la condition proposée ? Une livre de la chair d’un homme a moins de valeur qu’une livre de chair de mouton, de bœuf ou de chèvre. Voilà ce que je suis disposé à faire pour me concilier son amitié; si la chose lui convient, soit ; sinon, adieu : seulement, veuillez ne pas vous faire contre moi une arme dé mon obligeance même.
POCRRNE E ANTONIO.
Oui, Shylock, je souscrirai ce billet.
SHYLOCK
Allez donc m'attendre chez le notaire; dites-lui de rédiger cette plaisante obligation ; moï, je vais chercher les ducats, donner un coup d’œil à ma maison, À laissée à la garde peu sûre d’un valet fainéant, puis j'irai vous rejoindre.
I s'éloigne.
ANTONIO
Adieu, juif obligeant. Cet Hébreu-là se fera chrétien; il devient on.
? BASSANIO
Je me défie des conditions les plus favorables, quand un coquin les propose.