ACTE I, SI
- gcarade de ce soir? Je suis pourvu d’un porte-flam-
beau.
SALARINO.
J'y vais à l'instant.
SALANIO.
Et moi aussi.
LORENZO
Venez nous rejoindre, Gratiano et moi, au logis de Gratiano, dans une heure d’ici.
SALARINO.
… Nous n’y manquerons pas.
SALARINO éf SALANIO s'éoignent.
GRATIANO
Cette lettre ne venait-elle pas de la belle Jessiçca ?
LORENZO
Il faut que je vous dise tout. Elle me mande de quelle manière je dois l’enlever de la maison de son père ; l'or et les bijoux qu’elle emportera, le costume de page dont elle s’est pourvue. Si jamais le Juif son père est admis au ciel, ce sera en considération de sa charmante fille ; et jamais le malheur n’osera traverser sa Vxé, sice n’est en s’autorisant du prétexte qu’elle est la fille d’un Juif sans foi. Allons, venez avec moi ; lisez ceci chemin faisant ; la belle Jessica
sera mon porte-flambeau.
T's s'éoignent.